Le conte des deux rois – partie1
Vladimir, ce vieux monsieur qui vient de très très loin, la Russibérie, nous propose enfin de découvrir son jeu favori, le jeu d’échecs, avec.. une belle histoire :
La guerre n’aura pas lieu… (Yvan Raymond) – à lire et à relire!
Il était une fois, un roi tout vieux et très sage qui vivait dans un pays très bizarre. Ce pays n’était pas comme le nôtre car tout y était blanc. Le roi qui donc était tout blanc, habitait dans un immense château tout blanc.

Ce château tout blanc était flanqué de deux solides tours toute blanches. Juste à côté de ces deux tours toute blanches se trouvaient les écuries qui abritaient sur des chevaux tout blancs montés par des cavaliers tout blancs. Et juste à côté des écuries qui abritaient des chevaux tout blancs vivaient de drôles de personnages tout blancs qui avaient un comportement très bizarre : le roi les appelait ses fous.

Enfin, au milieu du château tout blanc, se trouvaient les appartements du roi tout blanc et ceux de la reine toute blanche.

Des soldats tout blancs étaient installés devant le château tout blanc. Ils étaient là pour protéger le château tout blanc et le roi tout blanc.

La vie, dans ce pays tout blanc, était très agréable et très paisible. Tout le monde vivait depuis toujours dans le bonheur et personne n’avait jamais eu d’ennemis.
Mais un jour, les cavaliers du roi tout blanc revinrent au château, très inquiets pour annoncer au roi une bien étrange nouvelle :

« Sire roi dit le premier cavalier avec émotion, nous venons de découvrir à l’autre bout du royaume tout blanc une chose absolument in-cro-ya-ble !
Comment cela ? s’étonna le roi tout blanc
Oh ! Sire reprit le deuxième cavalier d’une voix tremblante, la chose est tellement, tellement…, tellement étonnante !
Mais enfin ! s’emporta le roi qui d’habitude ne criait jamais, allez-vous enfin me dire ce que vous avez vu ?
Eh bien ! reprirent ensemble les deux cavaliers tout blancs, nous avons vu, à l’autre bout du royaume, un château, oui.. oui.. un château pareil au nôtre, mais… mais…il est tout noir !
Tout noir ! s’exclama le roi tout blanc, mais c’est impossible, je le saurais tout de même… ! »

































